🗺️ Carte du module Histoire des vignobles alpins
XIXe siècle : apogée des surfaces et viticulture de masse
Comprendre les grandes étapes historiques qui ont façonné les vignobles de Savoie et du Bugey.
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Objectif
Au XIXe siècle, la vigne occupe une place beaucoup plus importante dans les économies rurales alpines qu’aujourd’hui. Dans le Bugey, les surfaces atteignent un sommet autour de 1870. Les sources interprofessionnelles indiquent environ 20 000 hectares dans l’Ain, dont près de 7 000 hectares dans le Bugey. Cette ampleur permet de mesurer la violence de la crise qui va suivre.
La vigne comme élément central de la polyculture
Avant la spécialisation agricole moderne, de nombreuses exploitations associent vigne, élevage, céréales et vergers. Le vin sert à la consommation locale mais aussi au commerce régional.
La vigne est donc à la fois une culture économique et un élément du quotidien.
Le Bugey atteint un sommet vers 1870
L’interprofession des Vins du Bugey rappelle que les surfaces culminent autour de 1870. Certaines sources recensent 20 000 hectares de vigne dans l’Ain, dont environ 7 000 dans le Bugey.
La comparaison avec les quelque 500 hectares actuels montre l’ampleur du recul historique.
Des vignobles beaucoup plus étendus qu’aujourd’hui
Les vignes occupent alors des secteurs qui ont depuis disparu ou été remplacés par d’autres cultures, des forêts ou l’urbanisation. Les coteaux actuels représentent une sélection issue de plusieurs crises successives.
Le paysage viticole moderne est donc le survivant d’un ensemble beaucoup plus vaste.
Les cépages sont plus nombreux
Avant les grandes crises sanitaires et les sélections du XXe siècle, la diversité variétale est encore plus importante. Beaucoup de cépages locaux reculent ensuite ou disparaissent presque totalement.
Le renouveau actuel du Persan ou de certaines variétés rares doit être lu à la lumière de cette histoire.
Le commerce régional soutient la production
Lyon, Genève, Chambéry et les villes alpines créent des débouchés importants. Le développement des voies de communication facilite progressivement la circulation des vins.
Cette dynamique renforce certaines zones avant que les crises phytosanitaires ne bouleversent l’équilibre.
Une prospérité fragile
L’extension maximale du vignoble ne signifie pas que tous les vins sont de grande qualité. La priorité est souvent le volume et l’autoconsommation, avec des pratiques très hétérogènes.
Les futures appellations naîtront justement d’une volonté de sélectionner les meilleurs terroirs et d’améliorer la qualité.
La quantité prépare aussi le futur tri qualitatif
Un vignoble très étendu contient nécessairement des situations plus ou moins adaptées. Après les crises, les parcelles replantées se concentrent davantage sur les coteaux favorables, ce qui contribue à la géographie viticole beaucoup plus sélective que nous connaissons aujourd’hui.
À retenir
- Le XIXe siècle correspond à une très forte extension du vignoble.
- Le Bugey atteint environ 7 000 hectares vers 1870 selon les sources locales.
- La vigne appartient encore largement à une économie de polyculture.
- Le vignoble actuel est beaucoup plus sélectionné géographiquement.
- Les crises futures vont réduire brutalement les surfaces.
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Quels traits caractérisent le XIXe siècle ?
Grande surface, polyculture, nombreux cépages et commerce régional.
Le vignoble actuel est-il plus vaste qu’en 1870 ?
Non.
Combien d’hectares environ sont alors recensés dans le Bugey selon les sources locales ?
Environ 7 000 ha.
Vers quelle date les surfaces du Bugey atteignent-elles un sommet ?
Vers 1870.
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